Ligne nouvelle PACA : une mobilisation à l’unanimité

Le projet Ligne nouvelle Provence Alpes Côte d’Azur inquiète fortement les citoyens biotois  et l’équipe municipale en place qui a, très tôt, pris position contre.

« Notre position ne saurait s’assouplir compte tenu des inondations dévastatrices que nous avons subies le 3 octobre 2015 et qui ont mis à mal notre territoire. Ces inondations ne semblent pas aujourd’hui ébranler le projet de SNCF Réseau dont certains tracés pourraient défigurer de manière irréversible le Parc Naturel de la Brague, avec le passage en aérien de la ligne par la construction de viaducs engendrant, de plus, d’importantes nuisances sonores et visuelles » précise Guilaine Debras, Maire de Biot dans un courrier en date du 24 novembre 2016 adressé à Monsieur Alain Vidalies, Secrétaire d’État aux transports, à la mer et à la pêche, afin de l’alerter sur sa vive inquiétude.

vue aérienne Sophia Antipolis

Ainsi, après avoir confirmé son positionnement par délibération du 5 décembre 2013, refusant tout passage en surface, le conseil municipal de Biot a délibéré contre le projet de la ligne nouvelle tel qu’envisagé par SNCF Réseau le 18 mai 2016 en refusant cette fois-ci catégoriquement tout passage sur son territoire, quel qu’il puisse être, en demandant de reconsidérer le projet dans sa globalité et la communication des études engagées, notamment  sur l’alternance de la troisième voie située sur la ligne littorale. Le 26 septembre 2016, la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis manifestait son soutien envers la ville de Biot en faisant voter une motion affirmant « d’intenses réserves » sur le projet et plus particulièrement sur l’abandon de la troisième voie. Dans le cadre de la concertation, le Maire de Biot a ensuite sollicité la tenue d’une réunion publique avec SNCF Réseau le 9 novembre 2016 mais « les Biotois venus très nombreux assister à cette réunion ont été affligés par les réponses convenues d’avance, alimentant le sentiment d’une concertation déloyale » souligne Guilaine Debras, Maire de Biot.

« Les études soulèvent bien des questions tant sur la pertinence financière de cette opération dont les coûts démesurés engagent nos générations futures : 4,2 milliards d’euros soit 210 fois le coût du Bus-tram de la CASA, que sur les conséquences environnementales, dont l’impact serait désastreux pour notre commune (…). C’est la raison pour laquelle à l’occasion du dernier conseil municipal en date du 8 décembre, nous avons par ailleurs convié l’équipe de la minorité à co-signer notre dire, officialisant notre mobilisation commune contre ce projet et nous sommes satisfaits d’avoir obtenu un consensus de l’ensemble des conseillers municipaux » conclut Guilaine Debras, Maire de Biot.
Les tracés sur Biot impacteraient 3 fois plus de foyers qu’initialement annoncé par SNCF réseau.


> Courrier du 4 janvier 2016 adressé à Monsieur Alain Vidalies, Secrétaire d’État aux transports, à la mer et à la pêche


chnal Ligne NouvelleLes responsables du groupe Chanel ont demandé une audience à Madame le Maire et ont été reçus le lundi 19 décembre 2016 afin d’exposer les raisons de leur refus des tracés de la Ligne Nouvelle. En effet, depuis des années, ils ont effectué de lourds investissements sur des terrains de l’ouest du département exploités pour la parfumerie et la cosmétique. Les tracés remettent aujourd’hui en cause la production utile au développement du groupe dans notre territoire.


La Ville de Biot dénonce une concertation biaisée
Les tracés sur Biot impacteraient 3 fois plus de foyers qu’initialement annoncé par SNCF réseau.

Madame Guilaine Debras, Maire de Biot communique :

« Le 24 décembre 2016, SNCF Réseau a publié sur son site de la Ligne Nouvelle Provence-Alpes-Côte d’Azur une mise à jour des représentations cartographiques sur Biot qui révèle l’ampleur des impacts dont les Biotois pourraient être victimes.

Tout au long de la concertation, les élus aux côtés des associations et des citoyens biotois concernés, ont dénoncé que les éléments mis en avant par SNCF Réseau étaient fondés sur des cartes obsolètes. Les tracés comprenant des passages aériens sur Biot présentaient une sous-estimation manifeste d’appréciation des impacts potentiels sur les zones bâties de la commune.

Par cette mise à jour, SNCF Réseau reconnaît donc que 100 maisons seraient impactées par le tracé du Fugueiret (contre 50 initialement mentionnées) et 300 maisons impactées par le tracé des Bouillides (contre 100 initialement mentionnées). Les associations ont, de leur côté, toujours avancé le chiffre de 450 habitations impactées.

La publication de ces nouvelles données intervient quelques jours avant la fin de la concertation prévue initialement le 31 décembre et après que la réunion de synthèse du 19 décembre a eu lieu. Cela est proprement scandaleux et ce n’est pas le délai supplémentaire de 9 jours qui peut compenser des mois de concertation biaisée.

Quelle est la valeur d’une telle concertation pendant laquelle SNCF Réseau s’est entêté à consulter les citoyens sur la base de fausses informations ?

Dès demain, j’interpellerai à nouveau le Secrétaire d’État aux Transports sur la légitimité d’une concertation menée avec autant de mépris pour notre territoire. Puisqu’un délai supplémentaire est « gracieusement » concédé jusqu’au 9 janvier 2017, j’invite tous les Biotois à s’exprimer sur ce projet crucial pour l’avenir de notre commune. »
Guilaine Debras, Maire de Biot.

> Informations supplémentaires sur la ligne nouvelle

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