Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisibles d’Incendie de Forêt de la Commune de Biot

Le Plan de prévention des risques naturels prévisibles d’incendie de forêt de la commune de Biot a été approuvé par arrêté préfectoral n°2008-464 en date du 23 juin 2008, modifié par l’arrêté 2008-552 du 9 juillet 2008.
Ces nouveaux arrêtés préfectoraux, le plan de zonage ainsi que son règlement sont applicables et opposables depuis 2008.Toutefois, par son courrier du 27 août 2008, le Sous-préfet nous fait connaître qu’il a tenu compte de nos observations et qu’il est apparu à la relecture du règlement que le principe d’égalité entre le PPRIF des autres communes et celui de la ville de Biot n’est pas respecté. En effet, tel que souligné lors de nos réunions avec les services préfectoraux,
notre règlement ne prévoit pas la possibilité de reconstruire un bâtiment détruit par un incendie, lorsque celui ci est situé en zone rouge. Afin qu’il n’y ait pas de rupture du principe d’égalité, le Sous-préfet demande à la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de lui indiquer aussi rapidement que possible sous quel délai une nouvelle enquête publique pourra être soumise aux Biotois afin d’y modifier les dispositions citées en gras et donc d’y autoriser les constructions. Il semble donc désormais qu’une nouvelle enquête publique sera diligentée par les services de l’État ouvrant ainsi une possibilité aux « oubliés du PPRIF » d’essayer de faire valoir leurs droits.
Philippe PREVOST
Adjoint à l'urbanisme et à la gestion des risques naturels
1. Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles d'Incendies de Forêts (PPRIF) approuvé le 9 juillet 2008 et opposable le 9 septembre 2008
2. Etapes de l'élaboration du PPRIFPlan de Prévention des Risques naturels prévisibles d'Incendies de Forêts (PPRIF), approuvé le 17 janvier 2007 :
Délibération portant avis du conseil municipal sur le projet de PPRIF :
Rapport du commissaire enquêteur faisant suite à l'enquête publique du 12 mars 2007 au 13 avril 2007 :
ACTUALITÉDécembre 2010
La prévention incendie fortement renforcéeLa qualité de vie à Biot repose entre autres sur l’omniprésence de la nature avec près de 420 hectares boisés accueillant une urbanisation éparse. Ce relief complexe (vallons, collines, espaces boisés...) présente en revanche un risque élevé de feux de forêt. C’est pourquoi, l'État a ratifé en 2008 le Plan de Prévention des Risques Naturels d’Incendie de Forêt (P.P.R.I.F.) qui segmente la Ville de Biot en différentes zones et dans lequel nous nous sommes engagés à mettre en place des dispositifs sécurisant ces périmètres en prévention de ce risque majeur.
La première mesure de la Municipalité a été de renforcer le réseau d’hydrants en faisant installer 37 nouveaux poteaux incendie sur les points stratégiques de la commune, en remplaçant les nombreux hydrants défectueux (débits insuffisants, dysfonctionnements…) parmi les 334 hydrants existants et en souscrivant un contrat d'entretien et de maintenance pour assurer dorénavant leur bon état de marche. Nous allons également construire début 2011 un réservoir de 120m3 d’eau potable sur un point haut du quartier des Aspres permettant, d’une part, de palier la carence de pression chez les abonnés du quartier et, d’autre part, d’installer 5 poteaux incendie supplémentaires. Nous aurons ainsi atteint 85% des objectifs fixés par le P.P.R.I.F. concernant le réseau d’hydrants. Cet investissement s’élève à 1 054 000 euros HT.
La caserne des pompiers de Biot et le Groupement Territorial Centre d’Incendie et de Secours ont réalisé plusieurs manœuvres incendies dont l’une au Centre Historique de Biot le 17 mars 2010. Ce plan d’intervention et de défense a rencontré un tel succès qu’il pourrait servir de base de réflexion départementale au profit des communes abritant des centres-villes de mêmes caractéristiques.
Enfin, nous allons continuer nos efforts en terme de prévention incendie (renforcement du réseau d'hydrants, aire de retournement, amélioration des accès des véhicules de défense incendie, débroussaillement...) de manière à envisager une révision du P.P.R.I.F. et à modifier ainsi notre Plan Local d'Urbanisme pour sortir plusieurs secteurs des zones rouges.