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Culture, Art & Patrimoine : HOMMAGE A JEAN CARPENTIER

HOMMAGE A JEAN CARPENTIER
Mercredi 6 mai 2015 à 18h - Salle Paul Gilardi du Complexe Sportif Pierre Operto

  La Ville de Biot a rendu hommage à Jean Carpentier (1935-2014) le mercredi 6 mai 2015 à 18h, salle Paul Gilardi, en présence de Marguerite Léone, amie de Jean Carpentier, de Danielle Milhaud-Cappe, compagne de Jean Carpentier, de Gérard Vincent, conseiller municipal délégué à la vie sociale et aux solidarités et de Guilaine Debras, Maire de Biot.
Un film réalisé en 1989 par Jean Carpentier, Les cailloux de ma plage, a été diffusé à l’issue de cette cérémonie.


Jean Carpentier était le fils d’Henri Carpentier, 1er Maire de Biot après la Libération. Très attaché au village où il a passé une partie de sa jeunesse, Jean Carpentier a effectué une carrière médicale hors norme et hors des conventions. Médecin précurseur, il s’est notamment investi pour l’amélioration de la prise en charge des patients souffrant de toxicomanie. Il a toujours mis le patient au centre de ses préoccupations et disait : « La médecine peut vous soigner mais c’est à vous de vous guérir ». Jean Carpentier est décédé à Solemnes (Yvelines) le 9 juillet 2014).
Son film, Les cailloux de ma plage, témoigne de son attachement au village et célèbre la libération de Biot et l’élection de son père.

« Jean est né à Paris dans le 12ème arrondissement le 3 septembre 1935. Ses parents sont deux jeunes médecins communistes: Arlette Solomon et Henri Carpentier. Dans la famille, beaucoup d’ « hommes de l’Art »: son grand-père, Iser Solomon, a inventé le premier appareil à radiographier et, de chaque côté de ses ascendants, on trouve un oncle généraliste ! Pour Jean, une seule profession sera envisageable: celle de médecin.
1940, les parents arrivent à Biot. Ils vont y vivre l’Occupation en exerçant leur métier avec dévouement À la Libération, Henri est élu Maire de Biot, fonction qu’il exercera jusqu’en 66. Jean grandit en fils aîné, soutien de ses deux parents qu’il admire. Une petite sœur est née en 43 et deux frères après-guerre: Jacqueline, François et Michel.
À la libération, la famille apprend de terribles nouvelles: Jacques Solomon, son brillant oncle, fusillé au Mont Valérien; sa grand-mère maternelle Alice Habib-Solomon, déportée à Sobibor. Ces deuils marquent l’enfant pour la vie. “Je venge ma grand-mère”, répondait-il aux journalistes l’interrogeant sur ce qui motivait ses courageuses actions et de sa pugnacité.
Après des études de médecine parisiennes et la rencontre de sa femme, Raymonde, il exerce à Corbeil-Essonnes, marqué par l’explosion soixante-huitarde. Il va s’y trouver: il s’éloigne de ses parents. Le Parti l’avait exclu en 66: trop “anar! Il avait créé un premier groupe d’étudiants en médecine, “contestataires” avant la lettre, avec un copain d’études: Bernard Kouchner… Dans l’après-68, il rédige, avec des amis, un tract insolent, distribué dans les lycées, qui fait scandale: Apprenons à faire l’amour. Il lui vaudra à la fois la célébrité, le soutien de Michel Foucault… et un an d’interdiction d’exercer durant lequel il enseignera à la Faculté de Vincennes et écrira son premier livre: Médecine Générale. Il fait un tabac, notamment en Allemagne. Jean participe à des actions contestataires dans cette région, avant de venir s’installer à Paris, 94 rue de Charenton, avec une jeune collègue: le Dr Clarisse Boisseau. Le cabinet du 94 rue de Charenton (12°) devient le havre des toxicomanes de l’îlot Châlon: enfin un cabinet médical, qui les accueille, qui leur parle, qui les soigne! La salle d’attente? Ils s’y sentent chez eux: elle ressemble à un café… La justice s’en mêle. De nouveau, c’est la bagarre (que Jean aime). Les deux médecins risquent la suspension… jusqu’à ce qu’un ministre de la santé du nom de Bernard Kouchner donne un sérieux coup de main en nommant Jean à la Commission des stupéfiants et Psychotropes, puis en travaillant avec lui à la légalisation d’une substitution qui était jusque là pratiquée de manière “sauvage”. La consécration sera une mission dans toute la France, confiée à notre pionnier, pour initier ses collègues à la manière dont ils peuvent “accueillir et prendre soin des usagers de drogue”. Dans la foulée il avait crée deux groupes, l’un de recherche humaniste sur la médecine: l’EDSE, qui fonctionne plus que jamais; l’autre pour fédérer les collègues qui affrontaient cette clientèle particulière: le REPSUD. Il avait également poursuivi son activité d’écrivain avec deux livres autobiographiques –dont le premier sur son enfance biotoise - quelques autres sur sa pratique et sa philosophie médicale. N’oublions pas quelques films, un recueil de poèmes et un superbe album photo où ses ascendants, les Biotois et son propre parcours existentiel sont mis en images.
Pas très étonnant qu’au-delà de sa soixante-dixième année, il se sente un peu fatigué ! La malchance a voulu qu’une maladie difficile l’atteigne, à peine avait-il pris une retraite qu’il ne désirait pas et redoutait. Jusqu’à la fin, Jean a porté dans son cœur son beau village dont il estimait qu’il les avait sauvé, lui et les siens. Nous y avons eu un joli petit refuge jusqu’en 2014 et l’affection de la population pour “loù pitchoun dou maïré”.
Jean s’est éteint dans la résidence de Solemnes en Yvelines, le 9 juillet 2014 »
Danielle Milhaud-Cappe, compagne de Jean Carpentier


invitation hommage à JeanCarpentier

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