Incendie du 23 août 1969 : 50 ans après

Il y a cinquante ans, la commune de Biot était ravagée par un terrible incendie. Dans la longue histoire des feux de forêt sur la Côte-d’Azur, celui de la fin du mois d’août 1969 a marqué les esprits par son ampleur. En quatre jours, 3000 hectares sont partis en fumée dans les Alpes-Maritimes, 783 hectares à Biot. À l’occasion du 50ième anniversaire de ce triste événement le 23 août, la ville de Biot consacre un dossier spécial à cet incendie et plus largement à la « culture du risque » sous-jacente. Chronologie des faits, témoignages, documents d’archives, actions de la ville en matière de culture du risque, ce cinquantenaire est l’occasion pour Biot de se souvenir mais aussi de rappeler à quel point la prévention est la meilleure des protections.

CE DOSSIER THÉMATIQUE SERA À RETROUVER DANS LE BIOT INFOS DE L'AUTOMNE.

En vert : le périmètre de l’incendie de 1969. En rouge : anciens incendies. Source : SDIS 06.

« Pour une ville comme la nôtre, développer la culture du risque est un enjeu majeur. Entre les feux de forêt et les inondations, les 2/3 de la commune sont exposés. Mobiliser la technique, les outils numériques ou le génie des architectes est essentiel pour créer un territoire résilient. Mais, face à un phénomène climatique exceptionnel, comme le 3 octobre 2015, nous devons faire preuve de la plus grande humilité. Il faut que chacun ait en tête que le risque zéro n’existe pas. C’est pourquoi il faut responsabiliser les citoyens, pour que chacun apprenne les gestes de prévention pour pouvoir faire face. »

Guilaine Debras

INCENDIE : RAPPEL DES FAITS

Tout a débuté vers 10h le samedi 23 août au quartier du Val Martin à Valbonne. Poussé par le vent, un premier feu se propage rapidement vers l’est en direction de Biot où les habitants se préparaient à fêter la Saint Julien en ce beau week-end d’été. « On a commencé à voir beaucoup de fumée mais on avait l’impression que c’était très loin, on n’imaginait pas du tout que cela viendrait jusqu’à nous. C’était un jour avec un vent très fort, du mistral. » se souvient Hélène Chagneau qui habitait aux Soulières au moment des faits (Témoignage à retrouver ici.) Il atteint le quartier de Bois fleuri puis la Vallée verte, les Soulières, les Clausonnes et la Rine, avant de se diriger vers le chemin Saint-Julien vers 16h30 après avoir coupé la route départementale. Le feu prend alors des proportions gigantesques, alimenté par les pinèdes du secteur, le fort vent et la sécheresse, il ravage des lotissements et détruit des villas jusqu’aux hauteurs de Saint-Julien d’où sortira par miracle indemne la baronne Van der Elst, ses enfants et ses amies. (Anecdote disponible ici - source: Archives Départementales / Nice Matin). « Les flammes sont arrivées à vitesse grand V. (…) Elles montaient jusqu’en haut des pins qui nous entouraient, à 5 ou 6 mètres de hauteur, cela faisait comme des chalumeaux géants. Les pommes de pins sautaient dans tous les sens et éparpillaient le feu. » raconte Gilles Rey, 7 ans et habitant aux Issarts au moment des faits (Témoignage en entier ici).

Les routes sont fermées, l’autoroute coupée, les moyens de lutte répartis sur quatre zones d’incendies importants : Cannes (la Croix-des-gardes), Mouans-Sartoux, zone de Valbonne-Biot (encerclé d’un front de 20 kilomètres) et Villeneuve Loubet. A 20h, l’incendie est maitrisé du côté de Valbonne. Mais les pompiers ont encore des difficultés du côté des Clausonnes et de la Chapelle de Saint Julien. Dans la nuit, tous les foyers d’incendie sont contrôlés.

Camion-citerne   Source : Archives Départementales.
Camion-citerne Source : Archives Départementales.

UNE FORÊT DÉVASTÉE MAIS AUCUNE VICTIME

Il faudra 4 jours et trois nuits de lutte, 250 sapeurs des services départementaux d’incendie, près de 350 pompiers volontaires, 150 hommes de troupe, 3 “Catalina” (Avions bombardiers d’eau) et 1 hélicoptère de la protection civile pour en venir à bout. Un poste de commandement mobile pompiers et gendarmerie est installé en mairie de Biot, de nombreux volontaires civiles se présentent, la mobilisation est générale. Par miracle, aucun blessé ne sera à déplorer, les dégâts ne seront « que » naturels et matériels à Biot, Valbonne et Villeneuve Loubet : 2700 hectares de « zone verte » perdus, 5 maisons brulées, ainsi que deux camions, une camionnette, un tracteur, du matériel agricole, deux caravanes, un hangar, des serres et des cultures florales. À Biot et Valbonne, de nombreuses villas ont cependant subi de graves dommages. La propriété horticole Domenget située au Bois Fleuri ainsi que la « Bergerie », un mas appartenant à Mr et Mme Hide ont été parmi les plus touchés. Mais si le pire a été évité, le traumatisme est grand auprès de la population : « (Après l’incendie) Il n’y avait plus rien, tout était dévasté sur les 20 kilomètres de front de feu, c’était impressionnant, c’était apocalyptique. » se souvient Gilles Rey, (témoignage en entier ici). Plusieurs habitants interrogés parlent de paysages « lunaires », d’un spectacle de « désolation » où tout était parti en fumée. « Cet incendie m’a marqué à vie, encore aujourd’hui j’en parle avec beaucoup d’émotion » raconte Jean-Marie Negro, 15 ans au moment des faits (témoignage en entier ici)

L'INCENDIE

EN CHIFFRES :

  • 4 foyers importants et simultanés – Biot-Valbonne, Villeneuve Loubet, Mouans-Sartoux et Cannes
  • 20 kilomètres de front de flamme autour de Biot et Valbonne
  • 3000 hectares de forêt partis en fumée
  • 5 maisons brûlées
  • 600 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires mobilisés

FACTEURS DE RISQUES ET CAUSES DU SINISTRE

Comme après chaque catastrophe, on s’interroge rapidement sur les causes de l’incendie, les raisons de son ampleur ou encore les moyens mis en œuvre pour le combattre. Peu croit à un feu spontané, la malveillance, l’imprudence et l’acte criminel sont évoqués. Plusieurs facteurs de risque ont été mis en cause ce jour-là : la sécheresse, la progression fulgurante des flammes à cause du vent, la diversité des foyers, les difficultés d’accès en raison de l’encombrement des routes, le manque d’effectif humain chez les pompiers ou encore l’aménagement de la forêt « Il est certain, raconte le colonel Bruneton dans une interview accordée à Nice-Matin le 26 août 1969 (source: Archives Départementales), inspecteur des services départementaux d’incendie, que lorsque le sous-bois est propre, bien dégagé, les flammes se propagent beaucoup moins facilement et peuvent être combattues plus efficacement ». Un arrêté préfectoral était pourtant en place cette année-là fixant l’obligation de débroussailler autour des propriétés à 50 mètres. Dans les faits, la seule certitude concerne les circonstances météorologiques particulièrement défavorables ce samedi d'août 1969, avec un fort mistral pendant une période de sécheresse prolongée, ce qui explique en grande partie l’extraordinaire développement des incendies dans les Alpes-Maritimes ce week-end-là.

La rumeur autour de Sophia-Antipolis...

Une fois le traumatisme passé, les rumeurs vont bon train sur les causes de l’incendie. « Au début des années 70, Sophia a commencé à s’implanter » rappelle par exemple Jean-Marie Negro. (Témoignage en entier iciUne coïncidence qui a largement contribué à alimenter cette rumeur. « Mon père m'a toujours dit que ce feu était intentionnel» se souvient également Gilles Rey (Témoignage en entier ici). Un avis que beaucoup de témoins partagent même si aucune preuve n’existe.

DES MESURES DE PRÉVENTION IMMÉDIATES ET LA PREMIERE CASERNE CRÉÉE

L’incendie a eu l’effet d’un électrochoc auprès de l’administration. Dès le 26 août, le Conseil général se réunit afin d’établir un bilan, d’étudier l’adaptation du plan de lutte et prévention et d’envisager une aide aux sinistrés. Il consacre un budget de 600.000 Francs annuel au renforcement des moyens de lutte contre les incendies de forêts. Dans notre département, d’importantes mesures de prévention et combat du feu sont entérinées : 6 postes de guet sont créés pour permettre une surveillance terrestre, 3 nouvelles patrouilles motorisées sillonnent le département et un plan d’accroissement des moyens sur 3 ans est voté. Il prévoit : 12 nouveaux centres de secours, le recrutement de 44 pompiers volontaires, la mise en place de 50 jeunes sauveteurs pendant les périodes estivales sous forme de stages d’étudiant et l’acquisition de 77 véhicules. La caserne des pompiers de Biot est créée dans la foulée en 1974 au pied du village sur le lieu-dit Les Combes.

Pompiers de Biot. Source : SDIS 06 / caserne de Biot.
Pompiers de Biot. Source : SDIS 06 / caserne de Biot.

LA RECONSTRUCTION DE LA FORET

La zone verte que constituait la forêt de Biot est devenue en l’espace de quelques heures une zone noire. Les pins maritimes et les chênes verts ayant laissé la place à des squelettes nus. Face à tant de désolation, les hommes ont décidé de reconstituer patiemment la forêt détruite. Un dur labeur qui demandera de longues années. Dans ce cadre, en 1971, la mairie de Biot a délivré des plants gratuits d’eucalyptus, de cèdres, de sapins et de pin, comme en témoigne cette lettre d’une société de « Bois fleuri »  (source : archives municipales). Au secteur de la Rine notamment, L’ONF a entrepris un plan de reboisement qui visait à augmenter la proportion de « feuillus » (chênes notamment) moins inflammables par rapport aux résineux, tout en aménageant des pistes, des points d’eau et une bande « pare-feu ». Les élèves biotois ont également été mis à contribution « Chaque enfant des écoles de Biot a replanté un arbre à la Rine » se souvient Gilles Rey. La nature reprendra quant à elle ses droits renaissant de ses cendres. Au printemps suivant les arbustes dont les racines n’avaient pas été brûlées sont reparties et la repousse de la végétation buissonnante a été rapide, nécessitant un entretien vigilant. Il faudra cependant 15 ans aux pins pour repousser.

50 ans plus tard, de nombreuses leçons ont été tirées de cet incendie. Les moyens de surveillance et de lutte pour la Défense Contre l’Incendie de Forêt ont été progressivement renforcés et modernisés. En parallèle, développer la culture du risque est devenue un enjeu majeur de la municipalité. Si les pouvoirs publics se doivent de mettre en place des actions de protection, de prévention et d’accompagnement, il appartient à chacun d’être l'acteur de sa propre sauvegarde. Seules la responsabilisation des citoyens et l’émergence d’une conscience collective partagée, associées aux mesures engagées par les acteurs publics, permettront une réduction des risques et de ses conséquences.

TEMOIGNAGES :

Martine Camatte, François et Mireille Torrelli, Hélène Chagneau, Jean-Marie Negro, Jean-Pierre Vallauri, Gilles Rey et Jean-Paul Camatte ont tous vécu l’incendie de 1969 de l’intérieur à Biot. Ils ont accepté de nous raconter ce triste jour qui a marqué leur vie.

Retrouvez l’intégralité de leurs témoignages ci-dessous.

MARTINE CAMATTE, HABITANTE DU BOIS FLEURI

C’était le 23 août 1969, un samedi, j’allais avoir 15 ans trois semaines plus tard. Ce jour-là mes parents avaient décidé d’aller tôt sur la plage de la Siesta afin de déjeuner ensuite vers 13h chez Clémence et Lolo...

MIREILLE ET FRANÇOIS TORRELLI, PRÉVOYANTS

Le feu a démarré vers 11h du côté de Sophia. Vu la force du vent qui venait du sud, on savait que ça arriverait jusqu’à chez nous. Je savais que notre terrain, plein sud et en pente étaient très exposé...

 

HÉLÈNE CHAGNEAU, HORTICULTRICE,

L'OPTIMISTE

Vers 11h du matin, on a commencé à voir beaucoup de fumée mais on avait l’impression que c’était très loin, on n’imaginait pas du tout que cela viendrait jusqu’à nous...

JEAN-MARIE NÉGRO, MARQUÉ À VIE

J’avais 15 ans, le 23 août vers 11h30, papa m’a dit « Il y a un incendie à Mougins ». À ce moment-là, on pense que c’est loin, on ne s’inquiète pas...

JEAN-PIERRE VALLAURI, BIOT VILLAGE

Ce jour-là on préparait la fête patronale de Saint Julien. Le feu s’est déclenché dans l’après-midi,  du côté de Valbonne. On est partis, quelques jeunes...

 

 

GILLES REY, AUX ISSARTS

Je n’avais que 7 ans mais je me souviens bien de l’incendie, c’était très marquant. J’habitais en face du cimetière de la Rine, aux Issarts. Ce jour-là, il y avait un très fort mistral...

JEAN-PAUL CAMATTE, ÉLU AUX RISQUES NATURELS

Je me souviens très bien du feu de 1969 parce que le poste de commandement des pompiers était dans l’hôtel de mes parents. J’avais 16 ans...

RISQUES MAJEURS : DÉVELOPPER UNE CULTURE PRÉVENTIVE

Les incendies de 1969 ont donné lieu à d’importantes mesures de « prévention et de combat du feu ». Depuis, la commune poursuit cette démarche car si les moyens sont aujourd’hui plus importants, le risque incendie lui est toujours aussi présent. En témoigne les nombreux départs de feux chaque année et le violent incendie de Carros en 2017 qui a décimé près de 90 hectares de forêt et endommagé 3 maisons. A Biot, la nature environnante (près de 420 hectares boisés accueillant une urbanisation éparse) et le relief complexe (vallons, collines, espaces boisés…) rendent la commune particulièrement vulnérable au feu. C’est pourquoi la municipalité a le souhait de développer une conscience collective et une culture du risque partagée avec les citoyens. Il appartient à chacun de connaitre les risques naturels auxquels il est exposé et de veiller à s’en prémunir dans la mesure de ses moyens. Pour cela, la municipalité optimise au fil des années ses actions : Informations sur les risques majeurs dans le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs Consulter le DICRIM, campagne sur les  Obligation Légales de Débrouissaillement, sensibilisation au risque incendie etc. 

Les risques majeurs à Biot

 

La commune de Biot, dont la superficie s’étend sur 1 554 hectares, est principalement exposée à 6 types de risques dont deux majeurs :

 

  • Les inondations (majeur)
  • Les feux de forêt (majeur)
  • Les mouvements de terrain
  • Les séismes
  • Les événements exceptionnels
  • Les événements climatiques et météorologiques exceptionnels
LES ACTIONS DE LA VILLE EN MATIERE DE CULTURE DU RISQUE
LES SERVICES MUNICIPAUX IMPLIQUES DANS LA CULTURE DU RISQUE
  • La Direction Générale des Services : PCS, liaison avec les services de l’Etat en période de vigilance
  • La Police Municipale : contrôle des OLD et de restrictions sur l’emploi du feu
  • Le Centre Technique Municipal : réalisation des OLD de la commune
  • Le service Réseaux, Risques Naturels et Environnement : coordination de la démarche OLD, actions de sensibilisation, mise en œuvre du PPRIF, organisation du contrôle des poteaux d’incendie

« Le feu fait partie du contexte de la forêt méditerranéenne. Avoir la chance d’habiter à sa proximité ou en son sein comporte nécessairement des risques. » - ONF

RISQUE INCENDIE : COMMENT S'EN PROTÉGER ?

Réaliser les Obligations Légales de Débroussaillement (OLD) autour de chez soi – débroussailler régulièrement, ratisser les feuilles et les aiguilles (y compris sur les toitures), espacer les arbres, tailler les haies, et s’assurer que toute branche d’arbre soit éloignée d’au moins 3 mètres de la maison. Dans les quartiers en bordure de forêt, l’obligation s’applique sur une distance de 50 ou, le plus souvent, de 100 mètres autour des bâtiments (selon le zonage du PPRIF). C’est en hiver et au printemps que ces travaux doivent être effectués, lorsque le risque d'incendie de forêt est faible. Ces dispositions vont ralentir la propagation du feu, diminuer sa puissance et éviter que les flammes n’atteignent les parties inflammables de la maison. Un terrain conforme aux OLD participe à la sauvegarde de l'habitation et facilite l’intervention des pompiers.

 

OLD

Haies et arbres de jardin – éviter les essences sensibles au feu (en particulier le cyprès, le mimosa…) qui peuvent devenir de véritables torches quand elles prennent feu.

S’équiper - si vous possédez une piscine, envisagez l’achat d’une motopompe thermique (en cas de feu, l’électricité risque d’être coupée) avec un tuyau assez long pour asperger d’eau votre maison avant le passage du front du feu.

Quels comportements à adopter ?

Du 1er juillet au 30 septembre (et éventuelles plages mobiles) nous sommes en « Période rouge » en terme de risque incendie. Il est important de rester informé et de respecter la règlementation de prévention.

Se renseigner – consulter le PPRIF pour connaître l’exposition de votre quartier au risque d’incendie de forêt. S’inscrire à la Téléalerte – dispositif d’alerte en cas de risques majeurs sur la commune. Pendant la période rouge, consulter le niveau de risque annoncé chaque jour par la Préfecture selon les conditions météorologiques - www.risque-prevention-incendie.fr/alpes-maritimes/

Respecter la réglementation de prévention – des gestes de bon sens permettent d’éviter un départ de feu. Ni feu, ni barbecue aux abords de forêt. Pas de cigarette en forêt, ni mégot jeté par la fenêtre de la voiture. Ne pas stocker du combustible contre la maison. Tout brûlage des végétaux est interdit (les dérogations pour les OLD ne s’appliquent pas). Les travaux avec outils à sources d’étincelles sont déconseillés, et sont même interdits les jours de risque élevé. L’accès aux massifs forestiers (ex. Parc de la Brague) est également règlementé. Consulter ce lien pour connaître le niveau de risque du jour - www.risque-prevention-incendie.fr/alpes-maritimes/

Connaître les réflexes en cas de feu – si vous êtes témoin du début d’un incendie, donnez l’alerte (au 112 ou 18). Restez à l’écoute des consignes. N’évacuez que sur ordre des autorités car vous risquez de bloquer les secours en créant un embouteillage et de vous mettre en grave danger. Mettez-vous à l’abri : si votre maison est en dur, elle est votre meilleur abri. Fermez tous les volets et calfeutrez les ouvertures avec du linge humide. Si vous avez un portail, ouvrez-le pour permettre l’accès des pompiers. Si vous avez le temps, aspergez d’eau le toit, les murs et les volets de la maison.

Remerciements

La Ville de Biot remercie les personnes qui ont contribué à la préparation du présent dossier, notamment : les biotois ayant partagé leur témoignage, Capitaine BERTOLO historien du SDIS 06, la caserne des pompiers de Biot, les Archives Départementales, Nice Matin.

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