3 000 km à pied : un pari réussi pour le Biotois Pascal Hugues
Sportif dans l’âme, Pascal Hugues s’est lancé un pari de taille en juin 2025 : parcourir l’Hexatrek, un sentier de plus de 3 000 km reliant les Vosges aux Pyrénéens. Plus qu’un défi physique, cette aventure de quatre mois a aussi été synonyme de belles rencontres et de découverte du patrimoine naturel français.
Si certains choisissent d’arpenter le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, d’autres de parcourir le GR20 en Corse, Pascal Hugues a lui choisi de se confronter à un itinéraire un peu plus confidentiel mais tout aussi exigent : l’Hexatrek.
Long de 3 034 km et avec plus de 140 000 mètres de dénivelé positif, ce sentier relie Wissembourg (dans le nord de l’Alsace) à Hendaye (dans le Pays basque), en traversant les plus beaux parcs naturels de France. Mais plus que le défi sportif, ce qui a séduit le Biotois dans cette aventure est la découverte de la diversité des paysages français. “Quand vous arrivez au sommet d’un col, les panoramas sont très différents des deux côtés”, relate le grand marcheur, qui a particulièrement été séduit par le Vercors et les Pyrénées.
À la belle étoile, sur un télésiège
Après s’être élancé des Vosges le 8 juin, Pascal Hugues a cheminé au gré de ses envies et à son rythme, en prenant le temps d’observer ce qui l’entoure. “Faire ce chemin, c’est avoir une liberté totale, pas de contrainte, pas de stress. Je ne me fixais jamais d’objectif de distance pour la journée. L’idée était d’avoir du temps pour faire des rencontres, pour discuter.”
Et les rencontres, le soixantenaire a eu l’occasion d’en faire en quatre mois de périple. “En tant qu’ingénieur, il n’y a pas trop de mélange de classes sociales. Là, j’ai rencontré des gens que je n’avais pas l’habitude de rencontrer. J’ai pu échanger avec un berger et une dame m’a même prêté sa maison pour une nuit”, se souvient le randonneur, qui a beaucoup dormi en tente ou en refuge non gardé. “Une fois, j’ai même dormi à la belle étoile, sur un télésiège”, plaisante-il.
Une blessure trois jours avant l’arrivée
Et c’est ainsi que, d’étape en étape et de rencontres en rencontres, le Biotois a gagné Hendaye, le 8 octobre, non sans quelques mésaventures de dernière minute. Victime d’une déchirure musculaire trois jours avant l’arrivée, il a dû puiser dans ses ressources physiques et mentales pour réussir son pari et enfin apercevoir l’océan.
Après cette immersion de quatre mois en pleine nature, “à créer une relation spéciale avec le chemin”, le retour au quotidien a nécessité une phase d’acclimatation. “Pendant trois semaines, c’était difficile de revenir dans la réalité et d’être entouré de bruit.”
Mais si Pascal Hugues retient une chose de cette expérience, “c’est que la vie est courte et qu’il faut que les gens profitent”. À bon entendeur !

