Feux de forêt : une étude pour sécuriser le quartier des Issarts à Biot
Prescrite par le règlement du PPRIF (Plan de prévention du risque d’incendie de forêt) de Biot, une étude d’amélioration du réseau de voiries et des dessertes hydrauliques vient d’être lancée dans le quartier des Issarts. L’objectif est de faciliter l’intervention des secours et de permettre les évacuations dans cette zone particulièrement sujette au risque de feu de forêt.
Il y avait du monde, vendredi 12 septembre, dans la salle des associations de Biot pour la réunion publique portant sur la préparation de l’étude d’amélioration de la desserte viaire et hydraulique du quartier des Issarts. Près de 70 personnes avaient fait le déplacement pour comprendre les tenants et les aboutissants de l’étude de terrain qui sera lancée dans le cadre du Plan de prévention du risque d’incendie de forêt (PPRIF).
40 % de la commune couverte par les zones boisées
L'idée de ce projet est d’estimer le
degré de risques et les possibilités
d’intervention des secours en cas de
feux de forêt. La commune de Biot
est largement impactée par cette
problématique : les zones boisées
couvrent 40 % du territoire communal
et sont imbriquées entre les zones
urbanisées. Mais pourquoi cibler les
Issarts ?
Ce quartier d’environ 35 hectares
dispose d’un réseau de voirie publique
limité et d’un réseau de voirie privée
assez étendu, avec des rues souvent en
impasse et étroites. De plus, la zone est
entourée de forêt, ce qui accentue les
facteurs de risques.
Estimer les aménagements et les coûts
Cette étude, qui doit définir un programme de travaux et l’échéancier de ceux-ci, aura plusieurs objectifs :
• Rechercher les solutions pour supprimer un maximum de culs de sac internes en créant des liaisons accessibles aux véhicules des pompiers. Les culs de sac restant devront être équipées d’aire de retournement ;
• Renforcer le réseau des points d’eau d’incendie ;
• Préciser les moyens de desservir les Issarts à partir de la départementale 4 et de la partie la plus basse du chemin de Roquefort. Ces deux voiries devront être reliées par une voie d'au moins 3,5 mètres de large pour le passage des véhicules de secours ;
• Définir le plan des zones de protection à débroussailler le long des voiries séparant la partie construite de l’espace naturel situé au Nord.
Le bureau d’études EGIS Villes et transports a été désigné pour la mener et devra étudier les différentes options d’aménagement, en proposant également une simulation du coût. Les préconisations, après avoir fait l’objet d’un agrément préfectoral, seront ensuite présentées au grand public.
