Grâce au pigeonnier communal, près de 1000 naissances de volatiles évitées
À Biot, un millier de pigeons a été recensé en 2024. Pour éviter la surpopulation, la Ville mise sur un pigeonnier
municipal. Grâce à un système d’œufs factices, un colombophile s’attèle à réguler les naissances.
Le saviez-vous ? Un couple de pigeons se reproduit dix à douze fois par an, à raison de deux œufs par portée. Il peut donc engendrer jusqu’à 22 petits sur une année. Étant un volatile territorial, il a tendance à rester à l’endroit où il habite toute sa vie. Si la reproduction n’est pas surveillée et que les oiseaux continuent d’être nourris, une surpopulation peut très vite s’installer.
C’est ainsi qu’un millier de pigeons a été dénombré dans la commune de Biot courant 2024 par Bruno Galiana, colombophile passionné. Celui-ci a été missionné pour s’occuper du pigeonnier mis en place en contrebas du parking des Bâchettes il y a un peu plus d’un an.
Garantir la sécurité des oiseaux
Dans cette grande cabane en bois, qui
compte une centaine de cases, sont
présents des abreuvoirs, des mangeoires
et des perchoirs.
« L’intérêt du pigeonnier
est de pouvoir contrôler la reproduction :
on nourrit, on abreuve, il y a de la
sécurité », indique Bruno Galiana, en fin
connaisseur des oiseaux.
Pour limiter les naissances, le colombophile utilise le système des œufs en composite. Il vient remplacer les véritables œufs par des reproductions en plastique plus vrai que nature, qui prennent la même température et font donc illusion pour les pigeons. Ainsi, en un an, près de 1 000 naissances ont été évitées.


90 kg de fiente en moins par mois
Outre la régulation de la reproduction, le pigeonnier permet de contrôler les oiseaux en un seul et même endroit, ce qui limite leurs nuisances. Chaque mois, Bruno Galiana ramasse 90 kg de fiente, ce qui fait toujours ça de moins dans les rues de la ville. Il leur donne également des blocs de sel pour éviter que ceux-ci aillent picorer le salpêtre des bâtiments.
Cependant, pour que les actions engagées par le colombophile soient pérennes, il est important que les pigeons ne soient pas nourris par les habitants, au risque que leur nombre ne fasse qu’augmenter.

