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Le Biotois Guillaume Danielo sur la ligne de départ des Championnats du monde de marathon

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Le Biotois Guillaume Danielo sur la ligne de départ des Championnats du monde de marathon

Qualifié pour les Championnats du monde de marathon, dans sa catégorie d’âge, Guillaume Danielo va porter fièrement les couleurs de Biot, en Afrique du Sud, le 24 mai.

Il y a des hommes qui courent pour (contre ?) le chrono, d’autres pour la victoire, d’autres encore pour habiter le monde : Guillaume Danielo, Biotois d’adoption depuis dix ans, court pour les trois. Le 24 mai, il sera au départ des Championnats du monde de marathon, dans la catégorie 45-49 ans, en Afrique du Sud.

Cette qualification est une nouvelle étape dans un parcours façonné par la persévérance et le goût du dépassement de soi : pour être au départ, il faut avoir participé à un certain nombre d’épreuves et faire moins que le temps limite qui est de 2 h 38. Pour avoir couru à Boston, Londres, Tokyo, Berlin, Chicago, le Biotois coche la première case. Et la deuxième, « mon record est de 2 h 37, juste à la limite », sourit-il.

Un premier marathon en 2003

Son histoire avec la course à pied ne commence pourtant pas sur les longues distances mais sur le sprint. Puis la vie suit son cours : les études, le travail – dans l’informatique -, la famille - marié, père de deux enfants. Le sport s’éloigne un peu avant de revenir comme une évidence. Il reprend l’entrainement pour s’entretenir et l’enchainement arrive très vite, « je fais un 10 kilomètres puis un semi et enfin mon premier marathon en 2003 ».

Les villageois ont l’habitude de le croiser tous les jours pour son entraînement, « parfois je cours deux fois par jour. Je pars du village et je vais au bord de mer car je cherche du plat », enchaine-t-il avant d’évoquer le plaisir que lui procure la course, « il y a une partie spirituelle, ça permet aussi de beaucoup réfléchir à des problématiques soit personnelles, soit professionnelles. »  

Une passion qui se partage en famille

Guillaume Danielo part en Afrique du Sud sans pression, « sur certains parcours, je recherche la performance sportive, alors je ne profite pas, sur d’autres, je prends le temps de regarder les paysages, de partager la course avec le public. Il y a certains endroits qui sont magiques, on se croirait parfois dans un col de haute montagne du Tour de France tellement le public est proche de nous et nous encourage ».

Le plaisir est aussi familial, madame court aussi, et les enfants profitent des voyages du papa pour découvrir le monde, « c’est une chance de pouvoir les amener avec nous mais d’abord le marathon et après les plaisirs du voyage, car je peux être parfois pénible avant une course », admet-il.

Entre les voyages, le matériel « une soixantaine de paires de chaussures, toujours de plus en plus sophistiquées », la préparation, la passion du marathon est un budget. Mais ne dit-on pas que lorsqu’on aime, on ne compte pas ? En l’occurrence, ici oui : 42,195 kilomètres !

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