À travers un nouveau livre, Luc Pefau compte l'histoire d'un quartier intimement lié à Biot
Dans "Les mémoires de la Fontonne", Luc Pefau raconte l’histoire de ce quartier antibois qui croise aussi celle de Biot et de nombreux Biotois.
Durant de nombreux siècles, Biot eut son accès à la mer et ce qui n’était à l’époque des Romains que l’étang de Vaugrenier réaménagé en port, avant de devenir le quartier de la Fontonne était Biotois ! "Pour l’histoire moderne officielle, la perte de l’accès de Biot à la mer n’est pas le résultat d’un événement unique et brutal mais plutôt d’un processus historique de longue durée : Antibes exerçait déjà une forte influence sur la plaine côtière et la réorganisation administrative postrévolutionnaire a consacré les positions littorales d’Antibes et de Villeneuve-Loubet", écrit Luc Pefau dans son ouvrage "Les mémoires de la Fontonne".
"Les liens entre la Fontonne, ont perduré par-delà les siècles, on peut les comparer à ceux qui unissent le Québec et la France. Quand j’étais jeune, nous allions plus à Biot qu’à Antibes et c’était la même chose pour les Biotois", poursuit l’enfant du quartier, arrivé à l’âge de 6 ans et demi. L’histoire de ce livre nait en 2014 avec la création d’un groupe sur les réseaux sociaux dédié uniquement à la Fontonne, "on est chauvins ici" s’amuse Luc Pefau. De fil en aiguille, de rencontres en rencontres, de mémoires en anecdotes, le réseau grandit et en 2019, l’association "Mémoire de la Fontonne" voit le jour. "Nous sommes une centaine de membres aujourd’hui qui nous réunissons une fois par an … à Biot !".
Un an d'écriture
Petit à petit, l’idée d’écrire un livre germe dans l’esprit de ce passeur de mémoires, "j’ai mis un an à l’écrire ; c’était devenu pour moi un devoir, si je ne transmets pas tout ce que l’on m’a transmis, ce sera perdu. Il faut que les nouvelles générations sachent ce qu’était ce quartier et qu’il entre dans la grande histoire d’Antibes" et celle de Biot, oserions-nous ajouter. De l’an 1000 avant J.-C. et l’arrivée des Ligures jusqu’à la fin des années 1980, "la période Américaine ", Luc Pefau déroule d’une histoire riche en recherches, "beaucoup de travail aux archives diocésaines ou aux archives départementale " et en anecdotes et souvenirs personnels, "c’est incroyable tout c que les habitants m’ont donné ou transmis. Pour la période contemporaine, la mémoire est encore vivante", conclut-il. L’occasion aussi, pour lui ou un autre, d’écrire un tome II …
"Les mémoires de la Fontonne", 28 euros.
Réservations au 06 59 95 46 14.
